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La Ligue de l’enseignement est créée en 1866. Mouvement d’éducation populaire, elle invite les citoyens à s’associer dans la lutte contre les inégalités, à débattre, à être acteurs dans la cité afin de construire une société plus juste, plus libre et plus solidaire visant à l’émancipation de tous.

Laïque et indépendante, la Ligue de l’enseignement réunit des hommes et des femmes qui agissent au quotidienpour faire vivre la citoyenneté en favorisant l’accès detous à l’éducation, la culture, les loisirs ou le sport.Des centaines de milliers de bénévoles et plusieurs milliersde professionnels se mobilisent, partout en France,au sein de près de 30 000 associations locales et d’unimportant réseau d’entreprises de l’économie sociale.Tous y trouvent les ressources, l’accompagnement et laformation nécessaires pour concrétiser leurs initiatives etleurs projets.Tous refusent la résignation et proposent une alternativeau chacun pour soi.Rejoignez-nous...

La Laïcité, fil rouge de nos actiOns.
Recomposer l'action publique pour que refome ne rime pas avec délitement. Renouveler les pratiques démocratique. Repenser les solidarités dans la société des individus car on ne peut pas faire société quand les inégalités sont trop criantes. Développer une politique de la reconaissance, enfin,car les individus sont fait de sens et de culture et que la citoyenneté ne signifie pas l'acculturation. Telles sont les quatres grandes orientations du manifeste de la Ligue de l'enseignement pour "faire société" aujourd'hui et demain...

Dans les discours, cela semble acquis.
Chacun pourrait, devrait, se former tout au long de sa vie, non seulement pour s’adapter aux évolutions du monde du travail et résister au chômage, mais aussi pour s’adapter aux évolutions rapides de la « société de la connaissance ». Dans les faits, le diplôme initial conditionne tous les parcours de vie et ce sont les plus diplômés qui ont vraiment accès à la formation permanente. Les trajectoires individuelles, inégales au départ, le restent tout au long de la vie. La Ligue de l’enseignement veut contribuer à changer cette situation,injuste socialement et inefficace économiquement. Parce qu’on n’apprend pas que sur les bancs de l’école, nous mobilisons et développons les savoir-faire acquis dans le travail, la vie personnelle ou l’engagement...

La culture est un bien commun.
Les textes fondamentaux du droit national et international posent le principe d’un égal accès de tous à la culture comme une des conditions de la démocratie. Pourtant, les biens culturels s’achètent et se vendent sur le marché des industries culturelles, le numérique a transformé les techniques et les pratiques, les inégalités territoriales sont aussi tenaces que les inégalités sociales, le rapport à la culture divise régulièrement une société multiculturelle… La Ligue de l’enseignement veut contribuer à une politique culturelle ambitieuse, nationale et européenne, qui réponde à ces enjeux. C’est dans ce cadre que notre action prend tout son sens. Soutenir la création en diffusant des œuvres, y compris là où le commerce n’est pas rentable, organiser des pratiques en amateur, individuellement et collectivement, accompagner les associations investies dans l’action culturelle, favoriser un rapport vivant et ouvert au patrimoine culturel en particulier auprès des enfants et des jeunes…

71 % des Français pratiquent une activité sportive, occasionnelle ou régulière.
Parmi eux, 15 millions sont des licenciés de club, soit 8 fois plus qu’il y a 50 ans. Si la compétition a toujours le vent en poupe, le sport-loisir et le sport-santé se développent et tendent à s’adresser à tous. Le sport n’est plus le sanctuaire de la performance. Au-delà de la pratique, le sport-spectacle, en particulier le football, est un lieu d’exacerbation de la fierté collective, rassembleur et porteur de valeurs citoyennes. Mais cette image inconditionnellement vertueuse du sport en dissimule les lacunes, les excès et les injustices. Omniprésent, le sport est aussi une industrie qui ne cesse d’accroître ses marchés. Les dérives frauduleuses — dopage ou corruption, violence — sont les conséquences du business vertigineux du sport de haut niveau.

Les vacances continuent de faire rêver la France entière plusieurs fois par an.
Pourtant, vingt millions de Français ne partent pas en vacances, dont un enfant sur trois. Nous voulons réduire cette injustice. Mais nous n’offrons pas de vacances au rabais pour un public peu solvable. Mobilisant les aides disponibles, nous voulons organiser des séjours dont la mixité des publics et la rencontre font la force. Si notre activité est maximale pendant les vacances scolaires, le secteur vacances de la Ligue de l’enseignement œuvre à la production et la diffusion d’une offre socialement responsable, tout au long de l’année. Dans un certain nombre de communes, il n’y aurait plus d’école publique si le village-vacances fermait ses portes.
Rapport d'activité 2010
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